La nuit.

Et après tu me demandes pourquoi je sors la nuit… Sans doute pour oublier ce que j’endure le jour. Sans doute pour oublier lui, lui et puis lui aussi. Pour oublier les abandons, les trahisons, les fausses joies, les chagrins, les espoirs morts avant d’être nés. Sans doute pour oublier mes 30 ans, cette vie moche, le gris, le tunnel. Sans doute parce que la danse, elle, ne trahit jamais. Parce que, quelques instants, j’oublie. Sans doute parce que la musique, assourdissante, me berce, et que je n’entends plus ma tête, mes maux. Sans doute parce que parfois je préférerais que tout se taise autour de moi.Que tout s’arrête. Eteindre les sons incessants de mon cerveau, mon ventre qui crie son désir d’enfant, faire taire ce vacarme en dedans, respirer. Faute de poser ma tête sur une épaule douce et rassurante, je la noie au gin tonic, aux talons de 12, aux rires de bout de la nuit, aux nuits sans fin.

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Demain, j’aurai 30 ans…

Demain j’aurai 30 ans, et je suis tétanisée. Demain, la barre fatidique sera passée… je vous ai tellement charrié, les copines, les soeurs, avec l’âge, la trentaine, cette barrière mentale, imaginaire, tenace, dans ma tête, entre les « jeunes » et les « vieux ».

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Et j’ai vu Bachir, qui courait…

Hier soir, tard, je me noyais dans la toile infecte et ce F-Haine, qui me file une nausée qui ne m’a pas quitté depuis dimanche soir. Fermée. Lovée. Comme face à un précipice incompréhensible. Et puis, sur le groupe Facebook privé qui nous permet d’échanger entre bénévoles et migrants du CAO où je passe certains après-midi, j’ai vu une photo postée, une minute auparavant. J’ai vu Bachir, en plein effort, le visage grave et la joie sourde, empli de force, le corps fuselé. J’ai vu Bachir, qui courait.

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T’es pas facho, t’es juste fâché…

Au travers de mes nombreuses pérégrinations sur la toile, je te croise de plus en plus souvent, toi, le fâché. Et je prends toujours soin de te lire, d’entendre tes arguments, de tenter de te comprendre. Et de comprendre pourquoi demain, quand l’heure sera aux urnes, tu voteras Marine, sans même l’ombre d’un complexe, sûr de toi, sûr de ton choix.

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Éponge

Parfois je rentre le cœur serré, d’avoir entendu Imat me dire que oui, il a laissé sa femme et son fils là-bas, qu’il n’avait pas le choix mais que demain, oui demain, il les fera venir…

Parfois, j’ai la colère muette et les mots qui manquent.

Parfois j’ai peur, j’avoue j’ai peur, de ce chômage plombant, de ce que demain nous apportera.

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Howard

Howard et moi ça a commencé il y a bien longtemps. Par un concours de circonstance, et c’est souvent là que naissent les plus belles histoires d’amour…

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Dessin du talentueux caennais Kinou 

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